Fibromyalgie, le mal invisible

Les personnes qui souffrent de fibromyalgie se sentent incomprises parce que, dans de nombreux cas, elle n’est pas bien diagnostiquée. Et certains médecins la considèrent encore comme une pathologie psychosomatique. C’est pourquoi les malades se retrouvent sans le soutien nécessaire pour justifier et démontrer la douleur qu’ils ressentent. Pourtant la fibromyalgie est considérée comme une maladie par l’Organisation Mondiale de la Santé depuis 1992 (classifiée en rhumatologie sous le code M79-7). Elle touche 4% de la population. Symptômes de fibromyalgie Les symptômes les plus courants de la fibromyalgie sont l’apparition de douleurs musculaires dans la tête, le cou, les épaules, la poitrine, le bas du dos et les cuisses. Les principales conséquences de cette pathologie sont les limites qu’elle impose au travail et sur les activités de la vie quotidienne, la baisse de l’estime de soi, l’anxiété, la dépression et le manque de sommeil. En plus de ces douleurs, cette maladie peut provoquer une raideur généralisée et une sensation de gonflement des mains et des pieds. La personne peut aussi remarquer des picotements, surtout dans les mains. Enfin, cette pathologie peut causer fatigue et coups de pompe, anxiété et dépression, insomnie et troubles du sommeil. Traitements de la fibromyalgie Les personnes qui souffrent de cette maladie ont souvent visité de nombreuses fois leur médecin et des spécialistes. Ils consultent habituellement un rhumatologue, qui effectue différents tests pour finalement les diagnostiquer en tant que personnes atteintes de fibromyalgie. Le test définitif est celui des 18 points « trigger » dans différentes parties du corps qui font mal lorsqu’on appuie dessus. Une fois le diagnostic posé, les patients ont plusieurs options de traitement. Les plus courantes sont : Traitement pharmacologique : analgésiques contre la douleur, anti-inflammatoires, antidépresseurs, anxiolytiques, etc. Ils doivent être administrés avec beaucoup de prudence et sous surveillance médicale car ils peuvent produire des effets secondaires. Kinésithérapie : Le massage et la manipulation par un kinésithérapeute peuvent soulager les symptômes dans certains cas. Cependant, dans d’autres cas plus graves, le patient ne tolère même pas le contact physique. Traitement psychologique : Dans ces cas, le patient souffre également d’un ralentissement émotionnel qui affecte son activité quotidienne. Elle affecte aussi souvent la relation avec votre famille et vos amis. C’est pourquoi un professionnel peut vous aider dans l’aspect psychique de la maladie Les thérapies vibratoires : Il a été démontré que le traitement par vibration du corps entier (Whole-Body Vibration) est efficace pour soulager la douleur causée par la fibromyalgie. Mesure de douleur pour la fibromyalgie La douleur est une perception subjective et est donc très difficile à évaluer et à mesurer. En outre, la douleur perçue dépend de nombreux facteurs, tels que l’âge, la pathologie, le caractère et la personnalité de la personne, entre autres. Échelle visuelle analogique : Il s’agit d’une ligne de points marqués de 1 à 10 dans laquelle le patient doit marquer la douleur qu’il ressent. Si vous sélectionnez le 1, cela signifie que vous n’avez pas de douleur, et si vous composez 10, cela signifie que la douleur est insupportable. Échelle numérique verbale : C’est une variation de l’échelle EVA. Au lieu d’indiquer un chiffre de 1 à 10, c’est la personne elle-même qui donne ce chiffre à son médecin. Thermomètre de douleur : Il s’agit d’un thermomètre peint en différentes couleurs. Il va de la douleur minimale (couleur blanche) à la douleur maximale (couleur rouge). Test de douleur: Il s’agit d’un test plus complexe que les précédents, puisqu’il comporte 6 questions. Il mesure à la fois l’intensité de la douleur mais aussi sa relation avec une pathologie spécifique et avec la symptomatologie du patient. Mesure PAINVISION : Il s’agit d’une mesure de douleur beaucoup plus élaborée et objective en provenance du Japon. Elle est réalisée par l’appareil PAINVISION qui fonctionne avec des électrodes.  Au moyen de courants électriques totalement indolores, l’appareil mesure le niveau de sensibilité du patient. Ce niveau de sensibilité est ensuite comparé à une mesure de douleur endurée, qui est alors totalement objectivée par le système. Un dossier de douleur est finalement généré et remis au patient. Au Luxembourg, HHP utilise ce système et réalise des mesures de douleur tous les mardis à Walferdange.